18 élèves de 5e et 6e Technique du Collège Notre-Dame de Dinant ont vécu une expérience humaine exceptionnelle au Bénin. Pour rendre ce projet possible, plusieurs Rotary Clubs (Dinant, Dinant Haute-Meuse et Hastière) ont apporté leur soutien financier. Une aide destinée avant tout à favoriser l’ouverture au monde, la découverte d’une autre culture et la rencontre avec des jeunes vivant dans un contexte bien différent du leur.
« Le voir en vrai, ça fait un choc »
Dix jours au Bénin, des rencontres fortes et une immersion dans un orphelinat : 18 élèves de cinquième et sixième Technique du Collège Notre-Dame de Dinant reviennent marqués par une expérience solidaire intense, entre émotions, échanges et prise de conscience. ‘Ils nous ont apporté plus que ce qu’on leur a apporté.’ Un sentiment partagé par les 18 jeunes ayant participé au projet Bénin cette année. En février, des élèves du Collège Notre-Dame de Dinant ont en effet pris la direction du sud du Bénin pour un séjour solidaire auprès des enfants d’un orphelinat. Ce n’était pas un voyage humanitaire, insiste l’équipe, mais une immersion faite de rencontres, d’échanges et d’animations. Le samedi 6 juin, lors d’un souper, ils sont revenus sur ce projet.
Au contact d'une autre réalité
L’initiative est née après le témoignage d’une enseignante revenue du Bénin. Angélique Rochez, qui fera partie de l’expédition en 2027, parraine déjà un enfant de l’orphelinat de l’association Agribassadeurs de l’Espoir. Après avoir raconté son expérience à ses collègues, une idée a germé dans la tête d’Anne-Pascale Leboutte, professeure de sciences sociales. ‘Anne-Pascale m’a dit : chiche qu’on y va’, raconte Brigitte Sinet, autre professeure impliquée dans l’aventure. L’idée était simple : emmener les élèves d’option sociale au contact d’une autre réalité, leur permettre de vivre l’altérité autrement que dans les livres. Sur place, chacun avait préparé des activités pour les enfants. Les jeunes ont également partagé le quotidien du village : récolte du manioc avec les femmes, marchés, fête et cours d’école, découverte de l’hôpital, moments de vie avec les familles.
‘On a pu comprendre leur mode de vie, travailler avec eux dans les champs’, résume Brigitte Sinet. Pour elle, l’expérience a transformé le groupe, elle remarque davantage de solidarité, de tolérance et d’ouverture d’esprit. Une aventure qui avait également un goût de défi personnel : ‘Ça a redonné sens à mon métier’, confie-t-elle.
Donner un avenir
Derrière cet orphelinat, il y a l’histoire de Michèle Willem et sa famille. Il y a vingt ans, avec ses proches et ses élèves, elle lançait son projet. D’abord autour de l’accès des filles à l’école. Puis, un terrain a été acheté, des bâtiments construits, et l’orphelinat est devenu une structure professionnelle. Il est également complété par un centre de formation en hôtellerie. ‘Le but de l’orphelinat, c’est aussi de donner aux résidents une opportunité et un avenir’, raconte Michèle Willem. Aujourd’hui, 25 enfants y vivent. L’objectif est d’en accueillir 40 d’ici la fin de l’année.
Une expérience culturelle et solidaire
Pour Shana et Thiya, les mots viennent difficilement. L’expérience a été chargée en émotions et en prises de conscience. ‘On savait que ça existait, mais le voir en vrai, ça fait un choc’, expliquent les deux élèves. Ce choc, elles le décrivent pourtant comme positif. ‘Là-bas, on s’est rendu compte que le téléphone ne nous servait à rien, parce qu’on recevait tellement d’amour des enfants et qu’on était tout le temps occupé. C’était comme une deuxième famille. On est resté dix jours, mais on avait l’impression de les connaître depuis toujours.’ À Dinant, la solidarité continue. Le souper du 6 juin autour du projet a réuni 200 personnes. Les bénéfices de la soirée sont reversés à l’orphelinat pour soutenir son développement. En plus de la récolte de fonds organisée par les élèves tout au long de l’année, le projet a également pu voir le jour grâce au soutien financier des Rc Dinant, Dinant Haute-Meuse et Hastière, ainsi que l’initiative Erasmus+ de l’Union Européenne. L’aventure ne s’arrêtera donc pas là : l’an prochain, des élèves de cinquième et sixième Général partiront à leur tour pour un voyage hybride. Une expérience culturelle et solidaire, avec un accent sur la biodiversité et le développement durable.
Source Sudinfo et Rotary eContact

